L’attachement maternel constitue malgré les différences de culture, une sorte d’invariant anthropologique quelle que soient les populations. Néanmoins, il y a des différences sensibles selon les régions du monde et cet attachement maternel ne se  traduit pas de la même façon et n’a pas les même significations.

La hiérarchie des relations familiales est différente selon les pays. En Occident, les enfants ont le droit d’exprimer librement leurs désirs. Leurs parents les écoutent très souvent avec attention. Il est certain que l’aîné montre l’exemple aux frères et sœurs. Les relations entre eux deviennent souvent rivales car chacun a le droit de s’exprimer et de se faire écouter.

En Afrique, l’enfant appartient au groupe familial et il a des responsabilités dans le partage des tâches ménagères. Il s’occupe souvent de ses frères et sœurs pour aider sa mère.

En Asie, les relations au sein de la famille s’organisent de manière hiérarchisée. Les enfants grandissent dans l’idée qu’ils deviendront redevables à leurs parents pour avoir reçu.  A l’âge adulte ils devront en remerciement s’occuper en retour de leurs parents. Les valeurs de respect, de solidarité et de travail sont importantes.

De la grossesse à l’accouchement,  l’attachement maternel est un enjeu dans la construction du rapport de l’enfant aux autres, à la fratrie, à son père et au monde en général. Il constitue le premier rapport au monde que l’enfant développe dès son arrivée.